box office

1

TRANSFORMERS 2 : LA REVA
entrées : 1 115 888 (1 semaine)




2

VERY BAD TRIP
entrées : 402 973 (1 semaine)




3

JEUX DE POUVOIR
entrées : 303 056 (1 semaine)




4

TELLEMENT PROCHES
entrées : 496 176 (2 semaines)




5

LES BEAUX GOSSES
entrées : 614 803 (3 semaines)




6

LASCARS
entrées : 380 416 (2 semaines)




7

TERMINATOR RENAISSANCE
entrées : 1 436 661 (4 semaines)




8

HANNAH MONTANA, LE FILM
entrées : 225 132 (2 semaines)




9

NOTORIOUS B.I.G.
entrées : 74 028 (1 semaine)




10

LA NUIT AU MUSEE 2
entrées : 1 530 301 (6 semaines)

Adrian caetano

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A l’heure où les cinéastes du monde emportent le spectateur bien au-delà des seules cinématographies venus d’Europe ou des Etats-Unis,

il est une région qui émerge comme une terre d’élection contemporaine pour le cinématographe : L’Amérique du Sud.

Chroniqua de una fugua

En son sein et plus féconde encore qu’ailleurs, l’Argentine se fait vivier et propose plus de noms encore que le reste du contient réuni. Ainsi, Fernando Solanas, Fabian Bielinsky, Lucrecia Martel côtoient entre autres espoirs, Diego Lerman Sanchis, pour nombre de films, tous aussi différents que profondément bouleversants. Qu’il s’essaie à la pure expérimentation, au film de genre, à la critique sociale, politique ou à forte teneur historique, le cinéma argentin s’est de fait imposé comme le plus créatif et innovant des dernières décennies du continent sud-américain. Produisant moins que son incontournable voisin - soixante trois métrages sur l’année précédente contre soixante treize pour le seul cinéma brésilien -, les films venant d’Argentine cultivent cependant avec talent leur différence et leur prodigue originalité. Pour notre plus grande joie.

Chroniqua de una fugua

L’actualité aidant et mieux prendre conscience de cette vigueur cinématographique, un autre de ses enfants parmi les plus prometteurs nous propose son dernier métrage, l’étonnant Buenos Aires 1977, dont la sortie est annoncée pour le 27 juin. Suivant dans les salles le vibrionnant El Camino de San Diego de Carlos Sorin prévu le 13 juin, l’occasion est donc idéale de s’intéresser à l’une de ses jeunes figures, celle très prometteuse du cinéaste argentino-uruguayen qu’est Israël Adrian Caetano.

De l’exil au cinéma, de l’Uruguay à l’Argentine

Né à Montevideo en 1969, Israël Adrian Caetano passe son enfance dans la capitale uruguayenne jusqu’à ses seize ans. C’est alors qu’il va quitter sa terre natale pour l’Argentine, pays de ses futures inspirations. A Cordoba où il s’installe, le jeune homme va bien vite commencer par réaliser quelques courts-métrages. Se formant sur le tas et s’initiant aux techniques de la mise en scène par leur pratique, notre futur cinéaste commettra ainsi en vidéo Visite Carlos Paz en 1992 et Calafate en 1993. Remportant un certain succès et ayant de fait accès à quelques subventions, il s’essaie à la pellicule pour tourner l’année suivante Cuesta Abajo. Nous sommes en 1995 et ce projet sortira vainqueur d’ «Histoires brèves», un concours de court-métrage que propose chaque année l’Institut Argentin du cinéma.

Chroniqua de una fugua

Peu a peu, Adrian Caetano va devenir l’espoir et l’un des acteurs majeurs du nouveau cinéma argentin. Son premier long Pizza, birra, faso réalisé en 1998 assiéra ce constat que confirmera à nouveau La Expresión del Deseo, après l’obtention d’un nouveau prix celui de la Fondation Antorchas.

Ce n’est toutefois qu’en 2001 que son deuxième long-métrage, chronique d’un racisme ordinaire, Bolivia, sera achevé et sortira dans les salles. Le succès sera critique et commercial avant que ne vienne s’ajouter à cette reconnaissance, les honneurs d’une sélection parallèle au Festival de Cannes. La preuve est désormais faite de la qualité du cinéaste et sa réputation va dès lors le précéder à l’étranger. Cela sera d’ailleurs d’autant plus vrai que ce dernier trustant les prix lors des Argentinean Film Critics Association Awards, obtiendra pour une première venue, un prix, celui du Jury du jeune public de la Semaine Internationale de la Critique.

Chroniqua de una fugua

L’année suivante, notre natif au cœur albiceleste ose et prouve à nouveau son sens de l’éclectisme en faisant fi des barrières médiatiques. S’attaquant à la télévision pour laquelle il réalise après le court-métrage No Necesitamos de Nadie, le téléfilm de fiction, La Cautiva d’après un texte de Esteban Echeverría et un documentaire, Piedra Liquida, genre déjà abordé avec Pepe Chicos en 1999.

L’heure est alors venue de retourner au grand écran, cette même année, Israël Adrian Caetano va ainsi réaliser son troisième long-métrage, L’Ours Rouge (Un Oso Rojo). Retenu pour être présenté à la Quinzaine des Réalisateurs en 2002, ce film sera également celui qui sera le plus vu en Europe, finissant d’installer l’homme dans le panorama du cinéma mondial tout en s’installant comme incontournable en Argentine. Viendront s’inscrire films de télévision et projets très divers à la suite de ce projet racontant la réinsertion délicate d’un repris de justice sur fond de crise économique et de krach boursier.

Chroniqua de una fugua

Deux de ces projets seront particulièrement symboliques et marquants. Le premier le verra en 2005 retourner en Uruguay, son pays natal, pour réaliser Uruguay campeones tandis que le second, la même année, se nommera 18-J, segment d’un film collectif sur la tragédie de l’AMIA pour Argentina-Israeli Mutual Association, le centre communautaire juif de Buenos Aires qui fut victime d’un attentat le 18 juillet 1984. Le projet rassemble d’ailleurs la crème du cinéma argentin puisque à ses côtés, on retrouve entre autres Carlos Sorin, Daniel Burman, Alejandro Doria et Juan Bautista Stagnaro. Après cette nouvelle réussite, Israël Adrian Caetano s’attelle à son quatrième et dernier long-métrage en date Cronica de una fuga.

Autrement appelé à l’international, Buenos Aires 1977, ce film illustre la torture alors au plus fort de sa pratique sous la junte militaire au pouvoir de 1976 à 1985, en adaptant l’histoire vécue de Claudio Tamburrini et de son évasion. Film politique s’il en est, le Festival de Cannes le sélectionna dans la compétition officielle en 2006 et ne laissa pas indifférent, s’inscrivant dans la veine explorée par Le Vent se lève, Palme d’Or cette même année. Honoré par les Clarin Entertainment Awards et auréolé de plusieurs récompenses, Buenos Aires 1977 sortira le 27 janvier 2007 et l’on ne peut qu’inciter les amateurs à aller le voir. Pour découvrir un cinéaste talentueux, pour avoir la confirmation que ce dernier s’impose à chaque métrage comme l’un des phares cinématographiques d’une Amérique du Sud aussi prolifique que vertueuse.

Chroniqua de una fugua

Filmographie

Prochainement - Leopard in the Sun
2007 – Mujeres elefante
(télévision)
2007 - Buenos Aires 1977 - Crónica de una Fuga
2005 – Despuès del mar
(télévision)
2005 - Uruguay Campeones
2004 - 18-J
(court métrage)
2003 – Disputas (mini séries télévisées)
2002 - Tumberos (mini séries télévisées)
2003 - L'Ours rouge
2002 - Piedra Liquida
(documentaire)
2002 - La Cautiva (moyen métrage télévisé)
2001 - Historias de Argentina en vivo (documentaire télévisée)
2001 - No Necesitamos de Nadie (court-métrage)
2001 – Bolivia
1999 – Pepe Chicos
(court-métrage documentaire télévisé)
1998 - La Expresión del Deseo (court-métrage)
1998 - Pizza, birra, faso
1995 - Cuesta Abajo
(court-métrage)
1993 – Calafate (court-métrage)
1992 – Blanco Y Negro (court-métrage)
1992 - Visite Villa Carlos Paz (court-métrage)


Film par Réalisateur