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bryan singer (17 Septembre 1965 - )
(University of South California), jouit en effet d’une vraie crédibilité, acquise principalement grâce à Usual Suspects.
LES DEBUTS
Mais bien avant la gloire, Singer réalise en sortant de son école un film d’entreprise. Celui-ci sera suivi en 1988 par un court-métrage de 25 minutes, Lion’s Den, dans lequel apparaît son ami d’enfance, un certain Ethan Hawke. A noter que Bryan Singer co-réalise ce film avec John Ottman, son collaborateur qui s’avérera le plus fidèle, puisque le compositeur/monteur travaillera avec Singer sur tous ces autres films, mis à part X-Men.
PUBLIC ACCESSS (1993)
En 1993, un petit film dénommé Public Access fait parler de lui grâce à son Grand Prix du jury au Festival de Sundance. Ce premier long-métrage possède déjà tous les ingrédients des prochains films de Bryan Singer. A savoir, les thèmes de la manipulation et de l’identité. L’histoire de cet animateur qui chamboule la vie d’une petite ville en créant une émission TV qui révèle ses secrets, si elle n’est pas aussi maîtrisée que celle deux ans plus tard de Usual Suspects, procure tout de même la dose de suspense nécessaire pour nous tenir en haleine. Un joli petit labyrinthe dans les méandres de la psychologie humaine, avec pour sujet principal la manipulation des médias.
L’histoire
La petite ville de Brewster voit sa tranquillité perturbée par l'arrivée de Whiley Pritcher, créateur d'une émission télévisée locale censé déterrer les secrets de la ville.
LA REVELATION
USUAL SUSPECTS (1995)
Si Public Access révélait certaines aisances du réalisateur, ainsi que son goût pour les intrigues alambiquées, Usual Suspects en 1995 allait confirmer les prédispositions de Singer pour le thriller. Le film entre dans la légende principalement grâce à son twist final, créant au passage l’un des personnages mythiques du cinéma, le célèbre Kaiser Söze. Bryan Singer démontre aux producteurs qu’il peut réaliser de grandes choses non seulement avec très peu de moyens, mais en peu de temps. Ainsi, le réalisateur tourne Usual Suspects en 35 jours, avec un budget de seulement 6M$. L’efficacité du thriller réside dans son montage (assuré par John Ottman) et le talent d’un casting où Singer a eu le nez creux, avec pour plus belle preuve l’oscar du meilleur second rôle pour un acteur jusque là peu connu, Kevin Spacey. A ses côtés, Gabriel Byrne, Benicio Del Toro, Kevin Pollak ou encore Stephen Baldwin confirment que Bryan Singer sait parfaitement choisir ses acteurs, une des marques des grands réalisateurs.
L’histoire
Une légende du crime contraint cinq malfrats à aller s'aquitter d'une tâche très périlleuse. Ceux qui survivent pourront se partager un butin de 90 millions de dollars. UN ELEVE DOUE (1998)
Mais le succès de Usual Suspects attire désormais tous les regards sur Singer, qui doit dorénavant assumer le statut difficile à porter de ‘’réalisateur surdoué’’. Mais le jeune cinéaste ne semble pas connaître le doute, et n’hésite pas à prendre des risques tout en sachant qu’il est désormais attendu au tournant. Alors qu’il pourrait se reposer sur le succès et assurer une grosse production qu’Hollywood ne lui refuserait pas, forcément impersonnelle, et donc moins sujette à la critique, Singer préfère s’engager dans un projet hautement polémique. Il réalise en effet Un élève doué en 1998, au sujet éminemment épineux, puisqu’il s’agit du nazisme. Singer collabore ici pour la première fois avec Ian McKellen, qui joue le rôle d’un ancien nazi, alors qu’il interprétera dans X-Men Magneto, personnage au contraire victime des camps de concentration. Magnifique un pied de nez de Bryan Singer aux critiques n’ayant pas apprécié le dérangeant Un élève doué. En plus de parfaitement manier le suspense, en se reposant à chaque fois sur de très bons scénarios, le réalisateur montre que les messages à portée politique ne l’effraient pas. Dans Public Access, les médias se voyaient clairement visés, dans Un élève doué, place à a question de la mémoire de la Shoah. Même si le film ne connaît pas un franc succès, Singer fait preuve d’un certain courage dans ses choix de cinéaste.
L’histoire
Todd Browden, seize ans, l'un des sujets les plus doues de son lycée, est bouleverse lorsque son professeur de sociologie consacre une semaine de cours au drame de l'Holocauste. Todd découvre soudain un drame dont il était loin de soupçonner l'ampleur. Fasciné et horrifié, il poursuit ses propres recherches. Un jour il croise un vieil homme en qui il croit reconnaître l'ancien directeur du camp de Patin, recherche pour crimes contre l'humanité, Kurt Dussander. Entre l'élève curieux et l'ancien nazi, d'étranges relations de pouvoir vont se nouer.
LA CONSECRATION
X-MEN (2000)
Après trois thrillers, dont un chef d’œuvre’ reconnu, Singer ne pouvait échapper au blockbuster. A l’instar d’un David Fincher, autre réalisateur surdoué, auquel fut confié Alien 3, Bryan Singer se voit attribuer sa grosse production. Histoire de vérifier si l’homme peut tenir la pression. Hollywood et Avi Arad lui mettent entre les mains la responsabilité de transposer les X-Men sur grand écran. Un budget de 75M$, ce qui reste raisonnable pour un blocbuster, et à l’arrivée la meilleure adaptation d’un comics au cinéma. La grande force de Singer fut de s’approprier l’histoire tout en respectant l’esprit de la bd. Ainsi, il a l’intelligence de ne pas conserver les costumes originaux des X-Men, qui à l’écran seraient sans doute apparus complètement ridicules. Autre bonne intuition, celle d’axer le récit sur le personnage le plus intéressant du comics, Wolverine. Mais un tel charisme ne pouvait se voir interprété par n’importe quel acteur. Et une fois de plus, Singer fait mouche en confiant le rôle à Hugh Jackman. Beaucoup plus que par l’utilisation d’effets spéciaux, le X-Men de Bryan Singer convainc par une vraie histoire et des personnages attachants, surtout Wolverine et Magneto. Avec de nouveau un thème cher au réalisateur, celui de la question de l’identité, que l’on retrouve dans tous ses films. Quant au message politique, présent ici aussi, il s’avère certainement plus l’œuvre de Stan Lee qu’une volonté propre à Singer.
L’histoire
1944, dans un camp de concentration. Séparé par la force de ses parents, le jeune Erik Magnus Lehnsherr se découvre d'étranges pouvoirs sous le coup de la colère : il peut contrôler les métaux. C'est un mutant. Soixante ans plus tard, l'existence des mutants est reconnue mais provoque toujours un vif émoi au sein de la population. Puissant télépathe, le professeur Charles Xavier dirige une école destinée à recueillir ces êtres différents, souvent rejetés par les humains, et accueille un nouveau venu solitaire au passé mystérieux : Logan, alias Wolverine. En compagnie de Cyclope, Tornade et Jean Grey, les deux hommes forment les X-Men et vont affronter les sombres mutants ralliés à la cause de Erik Lehnsherr / Magnéto, en guerre contre l'humanité. X-MEN 2 (2003)
Le film plaît tant aux critiques et au public que le deuxième opus suscite une attente d’autant plus justifiée, avec évidemment Bryan Singer aux commandes. Cette fois-ci le réalisateur dispose d’un budget de 110M$, et retrouve son ami John Ottman, le compositeur n’ayant pas pu travailler sur le premier à cause de projets de réalisation personnelle. Côté acteurs, l’équipe composée notamment de Hugh Jackman, Ian McKellen, Halle Berry et Famke Janssen reprend également du service. Plus d’effets spéciaux, plus d’action, plus de personnages, mais une histoire moins passionnante. Toutefois, Singer parvient encore à livrer un film d’une bonne tenue, bien meilleur, si l’on excepte les Spider-Man de Sam Raimi, que toutes les adaptations des autres comics Marvel et surtout DC.
Mais ce léger coup de moins bien pousse Singer à réfléchir, et en acceptant LE futur gros projet d’adaptation de comics, Superman Returns, il refuse implicitement de se charger du troisième volet de la saga X-Men.
L'histoire
Toujours considérés comme des monstres par une société qui les rejette, les mutants sont une nouvelle fois au centre des débats alors qu'un crime effroyable commis par l'un d'eux relance la polémique autour de l'Acte d'Enregistrement des Mutants et le mouvement anti-mutants, dirigé par l'ancien militaire William Stryker. Quand ce dernier lance une attaque contre l'école de mutants du Professeur Charles Xavier, les X-Men se préparent à une guerre sans merci pour leur survie, aidés de Magnéto, récemment évadé de sa cellule de plastique. Parallèlement, Wolverine enquête sur son mystérieux passé, auquel Stryker, dont on dit qu'il a mené de nombreuses expériences sur les mutants, ne serait pas étranger...
SUPERMAN RETURNS
Reprenant l'exemple du King Kong de Peter Jackson qui bénéficie d'un traitement équivalent, le tournage de Superman Returns fait l'objet d'un journal de bord du réalisateur diffusé sur le net. Nous en sommes actuellement à 16 vidéos qui permettent aux internautes de vivre pas à pas l'évolution du tournage. Ci-dessous les liens pour accéder aux dernières vidéos en date :
Ma Kent Andretti (25 Mai 2005)
Wind Up and The Pitch (01 Juin 2005)
Storyboarded (08 Juin 2005)
Santa's Grotto (16 Juin 2005)
Sortie France : 12 Juillet 2006




















