box office

1

MICHAEL JACKSON'S THIS I
entrées : 835 652 (1 semaine)




2

LE PETIT NICOLAS
entrées : 4 359 109 (5 semaines)




3

MICMACS A TIRE-LARIGOT
entrées : 619 550 (1 semaine)




4

LUCKY LUKE
entrées : 1 490 148 (2 semaines)




5

CLONES
entrées : 508 980 (1 semaine)




6

MISSION-G
entrées : 1 063 822 (3 semaines)




7

TEMPETE DE BOULETTES GEA
entrées : 468 487 (2 semaines)




8

CINEMAN
entrées : 216 142 (1 semaine)




9

LE RUBAN BLANC
entrées : 296 669 (2 semaines)




10

JENNIFER'S BODY
entrées : 286 653 (2 semaines)

John landis

john landis (3 Août 1950 - )

Pour certains, John Landis est un maître de l’horreur, comme sa participation actuelle à la fameuse série télévisée Masters of Horror le démontre.

Pour d’autres, il est un maître de la comédie, puisqu’il a dirigé plusieurs grands noms du Saturday Night Live, tels que Eddie Murphy, Chevy Chase, Dan Aykroyd, John Belushi, Steve Martin et bien d’autres encore. Dans les deux cas, John Landis possède ces genres dans le sang, et ce depuis ses débuts.


Né en 1950 à Chicago, John Landis abandonne l’école à l’âge de 17 ans pour se consacrer au cinéma, sa passion principale. Pendant qu’il travaille à la section courrier de la 20th Century Fox, le jeune homme développe plusieurs projets, dont un énigmatique Le Loup-garou de Londres dont il écrit le scénario en 1969, sans parvenir à monter la production. Après avoir appris le métier en tant que second assistant sur le film de guerre décalé De l’or pour les braves, il se lance enfin dans la réalisation en 1973 avec le très étrange Schlock, parodie des films de monstres et des séries B de son enfance, dans laquelle un singe préhistorique sème la panique dans une petite ville des Etats-Unis et s’éprend d’une jeune aveugle qui le confond avec son chien ! Tourné pour la très modique somme de 60 000 dollars (empruntés à la famille et aux amis), Schlock ne fait pas partie de ces premiers films qui imposent un auteur, comme ce fut par exemple le cas avec Tobe Hooper et son Massacre à la tronçonneuse ou encore Steven Spielberg et son Duel, ce malgré les efforts de Landis (qui interprète le rôle du singe) et d’un certain Rick Baker, qui signe ici l’un de ses premiers travaux de maquillage. Au contraire, le film termine sa course chez la firme de série Z Troma, qui retitre allègrement le film The Banana Monster pour sa sortie en vidéo. Cela n’empêche pas Landis d’enchaîner sur une seconde comédie, en collaboration avec le collectif comique ZAZ (les deux frères Zucker et Jim Abrahams, connus par la suite avec Y’a-t-il un pilote dans l’avion ?). Il s’agit de Hamburger Film Sandwich (The Kentucky Fried Movie en VO), un film à sketches qui parodie la culture audiovisuelle américaine en détournant des émissions de télévision et des bandes annonces à des fins comiques. Le film est drôle et connaît un succès impressionnant, rapportant 15 millions de dollars pour 600 000 dollars de mise.


Véritablement conçu à huit mains, Hamburger Film Sandwich donne un aperçu de l’humour des ZAZ et permet à John Landis d’être enfin remarqué par les autorités comiques du pays. La carrière du réalisateur décolle aussitôt après grâce à American College, un film produit par Ivan Reitman et écrit par Harold Ramis (la future équipe de SOS Fantômes et Les Bleus) et qui met en scène le très populaire John Belushi, comique regretté du SNL, dans son premier rôle au cinéma. Véritable classique du cinéma comique américain, American College titille la fibre nostalgique des spectateurs et raconte les déboires comiques d’une fraternité d’un collège du fin fond des Etats-Unis. Le film est un carton, rapportant plus de 140 millions de dollars à sa sortie en 1978. John Landis continue sa collaboration avec John Belushi sur le mythique Les Blues Brothers, écrit en duo avec l’acteur Dan Aykroyd. Inutile de présenter le film qui réunit les plus grands noms du blues américain (Aretha Franklin, Ray Charles, James Brown et bien d’autres) et connaît le succès aussi bien dans les salles de cinéma que dans les bacs à musique, puisque la bande originale du film bât également des records.

Avec ces trois succès en poche, John Landis parvient enfin à imposer la production de son film fétiche, Le Loup-garou de Londres. Savant mélange d’horreur et de comédie, le film impressionne encore aujourd’hui grâce à une séquence de métamorphose supervisée par Rick Baker, devenu depuis une véritable star des effets spéciaux. Le film ne connaît pas un succès aussi imposant que celui des précédents films de Landis, mais reste la raison principale pour laquelle le réalisateur est aujourd’hui perçue comme un réalisateur majeur dans le genre de l’horreur. D’ailleurs, John Landis apprécie à ce point l’expérience qu’il continue sur sa lancée avec le célèbre clip vidéo de Michael Jackson pour la chanson Thriller (avec un Michael en zombie et en loup-garou), mais aussi avec un segment du film à sketches La Quatrième Dimension, remake de la fameuse série télévisée créée par Rod Sterling et pour lequel il partage le siège de réalisateur avec ses confrères Joe Dante, George Miller et Steven Spielberg. C’est sur le tournage de ce film que John Landis va connaître le plus grand drame de sa carrière.


23 juillet 1982, 2h30 du matin : alors que l’équipe tourne une séquence de guerre, à la logistique difficile, censée se dérouler au Vietnam, un pilote d’hélicoptère perd le contrôle de son véhicule et vient frapper l’acteur Vic Morrow et les très jeunes figurants Renee Chen et My-ca Dinh Le de plein fouet. Les trois personnes meurent sur le coup, et la production est évidemment mise en cause, notamment pour ne pas avoir suivi les règles élémentaires de sécurité et pour avoir fait travaillé des enfants en bas âge à des horaires non syndiqués. John Landis est directement mis en cause dans un procès qui aura lieu en 1987, et duquel il sera acquitté des présomptions « d’homicide involontaire ». L’accident ne nuit pas véritablement à sa carrière non plus, puisque le réalisateur suit son segment avec l’excellent Un Fauteuil pour deux, qui fera de Eddie Murphy une star de cinéma. Pourtant, le réalisateur reconnaît lui-même ne plus être le même, et déclarera d’ailleurs en 1991 qu’il vit avec le drame de La Quatrième Dimension sur la conscience tous les jours. Certains n’hésitent pas à admettre que cela s’en ressent dans son travail, puisque le réalisateur ne parviendra jamais à retrouver la fougue de ces premiers films, que ce soit sur le médiocre Série Noire pour une nuit blanche (une parodie de film noir avec Jeff Goldblum et Michelle Pfeiffer) et même Un prince à New York, pour lequel il renoue avec Eddie Murphy et inaugure la mode des rôles multiples et maquillés dont la star s’est fait une spécialité au fil de sa carrière. Ce sera d’ailleurs le dernier succès de Landis, dont les futurs choix de carrière désastreux ne feront qu’accentuer la chute. Le réalisateur enchaîne effectivement sur une longue liste de films oubliés, dont le premier titre est le remake du français Oscar, L’embrouille est dans le sac, dans lequel Sylvester Stallone reprend le rôle interprété par Louis de Funès. Suivent la comédie d’horreur Innocent Blood avec Anne Parillaud, Le Flic de Beverly Hills 3 (dernière collaboration avec Eddie Murphy), The Stupids (un film inédit avec Tom Arnold), la suite tardive Blues Brothers 2000 et enfin le très médiocre Susan a un plan, qui sera son dernier long-métrage pour le cinéma en 1998.


S’il ne connaît plus le succès en salles, John Landis n’hésite pas à apparaître dans les films de ses amis, que ce soit dans Darkman et Spider-Man 2 de Sam Raimi, Mad City et Le Couperet de Costa-Gavras ou encore Torrente 3 de Santiago Segura. Egalement producteur, Landis s’est affairé à la télévision pour des séries comme Dream On, Chérie j’ai rétréci les gosses ou encore Nom de code Lisa. Son travail le plus apprécié ces dernières années reste le documentaire inédit Slasher, dans lequel il suit un vendeur de voitures capable de vendre les pires carcasses aux acheteurs crédules. Il poursuit son effort dans le domaine en mettant en scène un autre documentaire sur le légendaire comique de Las Vegas Don Rickles. Loin de délaisser la fiction pour autant, John Landis annonce son retour au cinéma avec Epic Proportions, une comédie bien évidemment, dans lequel deux frères acteurs découvrent l’envers du décor hollywoodien en tournant dans un blockbuster au tournage catastrophique. Espérons que le film lui permettra de retrouver l’état de grâce de ses débuts, celui avec lequel il a réussi à enchaîner plusieurs classiques du cinéma comique américain.


Film par Réalisateur




Film par Acteurs