
SECTION X : INTERVIEWs MELANIE COSTE & Angela Tiger
Melanie Coste
Quel souvenir gardes-tu du tournage du Parfum du Désir ?
On a pas mal bossé la comédie. Même si on avait pas beaucoup de temps, c'était quand même agréable de travailler en équipe, je parle des acteurs, on était quasiment 6 tout le temps. Ce qui différencie ce film d'un autre, c'est que l'on a été ensemble tout les 6 du début à la fin du tournage.
Y'a t-il des différences entre le fait d'être dirigée par un homme ou par une femme ?
Non, je n'ai pas vu de différences. Moi je fonctionne à l'affectif, et à partir du moment où ça se passe bien avec une personne, je ne vois pas de différences entre un homme et une femme. On me dirige de la même manière.
Quel que soit le réalisateur ?
Oui, à partir du moment où les choses sont claires dès le départ. Et comme moi j'ai un caractère à anticiper les choses, il y a toujours un dialogue avec les personnes avec lesquelles je travaille.

Les réalisateurs avec lesquels tu as travaillé, sont-ils à l'écoute de tes suggestions ?
Oui, et cela m'a surpris quand j'ai commencé à travailler. Il faut toujours que je la ramène, je ne peux pas m'en empêcher, surtout quand ça me plait. Et on ne m'a jamais dit « écoute, t‘es gentille, mais tu te tais », et j'espère qu'on me le dira jamais. En tout cas je ne me suis jamais encore fait jeter.(rires)
Tu préfères être dirigée ou qu'on te laisse faire à ta guise ?
J'aime savoir dès le départ ce que le réalisateur veut exactement, qu'il m'explique ce qu'il veut, et après j'ai toujours de petites choses à ajouter, mais j'ai besoin à la base d'être dirigée.
Quelle est l'image ou l'anecdote que tu retiendras du tournage du Parfum du Désir ?
Il y a quelque chose qui m'a tout de même traumatisée... la robe que je portais. C'était une robe à petits pois avec une culotte presque « Petit Bateau » j'avais l'impression d'être Laura Ingalls (de La petite Maison dans la prairie).
Que retiendra-tu de ton passage chez Marc Dorcel ?
Que des bonnes choses. Cela m'a fait beaucoup avancer. Ca m'a donné envie de continuer.
Tu mènes de front plusieurs activités, shows, ciné x, téléfilms, écriture dans un mensuel, Comment tu vois ton futur, que voudrais tu faire après ?
C'est la diversité des activités qui me plaît. Bien sûr si j'ai des propositions dans le cinéma, je fonce, mais mon projet, avant tout, c'est l'envie de réaliser un film, envie de voir si ça me plaît, mais je me connais, je voudrais le mettre en scène et tourner dedans, et en tant que comédienne c'est un petit peu compliqué.
Comment tu te vois dans 10 ans ?
Melanie : Sur une île desserte, en train de manger des langoustes, les pieds dans l'eau.(rires)

Le parfum du désir - VMD 2003
Angela Tiger
Apres avoir été actrice, passer derrière la camera est une suite logique ?
Je ne sais pas, le cinéma m'a toujours attirée. C'est un monde que je connais depuis l'enfance, comme n'importe quel cinéphile, et le cinéma pornographique m'a offert la première chance de passer devant une camera. C'est ainsi que j'ai découvert mon envie d'exprimer des choses à travers l'image. Avant de faire ce film, j'avais déjà fait un court métrage, on va dire « traditionnel, bien que je n'aime pas ce terme, car ça veut dire qu'il y a deux mondes, et comme j'englobe tout dans le même monde, pour moi il n'y a pas deux cinémas différents, car le film en lui même, qu'il soit traditionnel ou porno, c'est la même chose.
Pour le Parfum du Désir, c'est Marc Dorcel qui t'a choisi, ou c'est toi qui leur à proposé le sujet ?
J'avais commencé l'écriture d'un scénario pour un film « traditionnel » il y a quelques années et comme je trouvais le temps long, j'ai écrit un court métrage entre temps que j'ai réalisé. Marc Dorcel cherchait des scénarios, et je leur ai proposé celui du Parfum du Désir, et comme j'avais fait ce court métrage, je me suis proposée pour le réaliser. C'est toujours plus agréable d'écrire pour réaliser que d'écrire tout court.
Une grande partie de ton équipe ne vient pas du cinéma X. Est-ce que cela change beaucoup.
Oui, car pour les gens qui viennent du « traditionnel », c'est un autre monde. On ne travaille pas du tout dans les même conditions, et à partir du moment où ils veulent travailler sur un projet tel que celui là, c'est par amour du cinéma et non pas pour l'argent, car les moyens ne sont pas les mêmes. Ils sont habitués a travailler sur des long métrages qui se tournent en 90 jours environs et moi je leur proposait de le faire en 5 jours. Ils étaient curieux de voir comment cela était possible.

Le parfum du désir - VMD 2003
Est-ce que le fait d'avoir des gros moyens t'a mis une pression supplémentaire ?
En tout cas pas pendant le tournage. Pendant la post prod; peut-être, car on m'a laissé carte blanche. La production n'est jamais intervenue pendant le tournage, et ils ont attendu patiemment que le montage soit fini. Ils étaient impatients de voir les images. Mais pendant la production, je n'ai rien senti . Le seule préoccupation que j'avais, c'était de finir le film en 5 jours de tournage.
En utilisant les mêmes codes cinématographiques du genre, tu as fait un film radicalement différents des autres. Comment as-tu procédé ?
Au départ pour faire ce film, je me suis inspirée de film d'autres genres tels des thriller et je me suis amusé à prendre les règles du thriller et à les détourner pour tenir en haleine les spectateurs durant tout le film. Ce qui était important ce n'était pas de faire des scènes pornographiques avec une histoire pour englober le tout, mais plutôt que ces scènes fassent partie de l'histoire.
Y'a t'il une scène ou une anecdote qui te restera de ce film ?
Ce qui a de génial dans ce genre de tournages, c'est qu'il y a toujours des imprévus. Par exemple lors de la première scène, celle où Mélanie Coste est sous un pommier, entourée de tulle blanc. Au départ cette séquence ne devait pas du tout se tourner là. Elle devait se passer dans une pièce où il n'y avait rien qui me plaisait. Alors on a remarqué ce pommier dans le jardin, on a placé le tulle, utilisé la lumière naturelle, et c‘est devenu une scène magique, une des plus belles.
Tu as de nouveaux projets de réalisation ?
Oui, plus dans le « traditionnel » que dans le cinéma . Ce n'est pas que je ne veux plus en faire, mais quand j'aurais quelque chose à dire, j'en referais. Maintenant j'ai envie de m'essayer à d'autres choses, de ne pas rester enfermée dans un genre. Mon rêve serait de pouvoir faire tout les genres de cinéma que existent.
Comment tu te vois dans 10 ans ?
Oh la la ! j'espère que je serais toujours dans un milieu artistique, si possible le cinéma, mais je trouverais certainement un moyen de m'exprimer. Je n'en resterai pas là.
Pour lire le test complet illustré de Le parfum du désir, accédez à la section X.
Diego de la Vega









































