L'image s'en sort avec les honneurs eu égard à la difficulté de retranscrire des ambiances la plupart du temps sombres et bleutées. Il faudra donc se contenter d'une définition correcte et d'une compression pas toujours optimale.
Une seule piste sonore est mise à notre disposition et elle n'est qu'en mono. On n'est toutefois pas trop déçu tant ce mixage parvient efficacement à rendre les ambiances d'orgie qui petit à petit gagnent le film. Bref, les amateurs de râles en tous genres auront de quoi se rassasier.
A défaut d'offrir des menus soignés (il serait grand temps de changer de chartre graphique), l'éditeur s'est fait une spécialité des making of détaillés qui démystifie les tournages de films X. Ici, ça dure près de 45 minutes et ça donne une bonne idée de la somme de travail effectué (en Vo, réserver donc à ceux qui comprennent l'italien même si le making of est avant tout musical).
Contrairement à d'autres éditeurs, Blue One s'efforce de proposer la bande-annonce du film en question(3mn 20 tout en musique électronique).
Détenant un immense catalogue de films porno, l'éditeur adore coller aux thèmes de son film en proposant des extraits d'autres films. Ici, il s'agit des femmes fatales. Et c'est partie pour une heure de scènes hard supplémentaires de qualité très fluctuante (en tout 8 séquences dont une tirée du mémorable La directrice est une nympho).
Décidément, L'ange bleue de Josef Von Sternberg aura su influencer les réalisateur de films X. Après un remarquable Vénus bleue signé Michel Ricaud, voici que l'Italie et Luca Damiano s'y mettent.
Bien plus hard que son prédécesseur français, L'ange pervers va très loin dans la descente aux enfers d'un professeur devenu obsédé par une jeune danseuse. Utilisant à merveille cette trame, Damiano multiplie les scènes d'orgie avec une volonté manifeste d'être le plus obscène et le plus provoquant possible.
Mission largement accomplie, son film est un festival ininterrompu de scènes ultra cochonnes qui permettent à la volcanique Laura Angel et l'athlétique Lolly Pop de s'en donner à coeur joie. Certes, elles n'ont pas le talent d'actrice de la grande Marlène mais au niveau de l'implication dans leur rôle, c'est du sur mesure !
Par Eddy Adam